Écrire dépend d’un état d’esprit, l’expression par les mots est liée intrinsèquement à la non-linéarité de l’instantanéité temporelle. C’est à dire qu’il faut du temps.

Serre-moi, encore, reviens, découvre-moi, maladie que tu es
Étrangement je te désire, car tu semble être ce qui suit : la seule issue
Tu m’as séquestré, maintenant prends-moi dans tes bras.
Qu’attends-tu chérie, je ne sais que t’offrir
Je ne possède rien, qu’un cœur, et une âme vagabonde
Je veux te l’offrir, mais je ne sais le montrer.
Ton sourire me hante, la nuit mes rêves sont faits de l’écorce de ta peau
Ces mots que j’écris me paraissent ludiques, et indignes
Mais c’est justement en réalisant cela que je m’aperçois de leur richesse
Ces paroles sont un reflet sur l’eau qui illustre comment tu me fais marcher à contre-pied.

Tu es l’obsession dont toutes les voies résonnent. 
Tu es le monde dans ma tête.
Tu es cet objet du désir universel que l’on ne peut obtenir. 
Autour de toi je me sens petit. 

Tu es étouffant d’un amour qui nous effraie, intimidant même le plus viril des idiots.
En effet, on ne sait pas comment t’aborder, on applaudit ta splendide liberté, comme on envie ta viralité. 
Tu es une menace par ta contagion. La société souffre d’une frénésie asthmatique dont tu es le responsable. Tu es d’une puissance dont le plus spirituel des hommes voudraient se procurer et apprivoiser.

Je n’ai pas l’habitude de me battre, je n’ai que de courage à pouvoir assumer ma lâcheté. Déjà le temps nous sépare depuis ce qui me semble intemporel.

Amour, où erres-tu ? 

C’est seulement maintenant que je saisis la richesse du bonheur, maintenant que je l’ai vécu à tes côtés. Ma dernière phrase serait perceptible comme une volonté de te faire culpabiliser, mais ce n’est pas mon objectif. Je souhaite te remercier, de m’avoir élevé au rang d’homme. Lorsque l’on s’est connus j’étais plus proche du robot insensible, étranger aux plaisirs. Cette lettre à ta lecture, qu’est-ce qu’elle t’amène ? Je ne sais pas, un doute nouveau me démange. Autrefois je vivais de certitudes et de solitude, tu m’as déstabilisé.

Le monde n’est pas prêt à t’inviter dans son lit, tu es marginalisée, tu es cet Autre venu d’ailleurs – d’un laboratoire, qui persiste à créer de la solidarité auprès des Hommes contre une menace abstraite. Impuissants, nous demeurons. Macron se fait applaudir. Les écoles ferment. Finalement… là où, aveuglément, comme mon premier et dernier amour, ces qualités que j’ai chéris ne t’étaient exclusifs, et masquaient une toxicité avenante.

On est à terre, au sol, non, encore plus profond, dans les abysses, je m’abîme dans une mise en abyme, une spirale virevoltante qui nous coule vers le bas. Je me demande jusqu’où cette vanité nous mènera.

Voilà ce que tu fais de la Terre, ces humains… on n’est pas parfaits, nos erreurs ne seront jamais que refaits – peut être, mais, vouloir nous éradiquer pour infiltrer le système… où est ta candeur ? 

Mes parents refusent notre union  mais tu m’as déjà conquise, citadine de cette ville d’amour pandémique dans un océan de panique.

Serait-ce notre “Dernier Tango à Paris” ? 
Tu es jalouse, tu ne veux que je vois personne, et je m’y soumet, à condition que tu disparaisse. On a un accord ?

Fais preuve de civilité, parasite.



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